Un Violon sur le Sable

Créé il y a 21 ans...

L’orchestre du premier Violon sur le Sable était constitué... d’un seul violoniste de l’Opéra de Paris accompagné d’une bande son, déjà sur la plage de Royan - L’un des plus beaux sites de la Côte Atlantique. L’année suivante ce fut un quatuor, puis les années suivantes, un orchestre de chambre se transformant par la suite en un ensemble d’une vingtaine de musiciens avec un chef.

Autre étape, le passage à l’orchestre symphonique (55 membres) toujours pour un concert unique. Enfin, aidé par la Ville de Royan et le Conseil Général de la Charente Maritime sous le label "festival Sites en Scène", en 1999, le VIOLON SUR LE SABLE pris son envol en proposant trois concerts différents espacés sur une semaine, toujours avec une formation d’une soixantaine de musiciens.

Aujourd’hui c’est un magnifique Orchestre de 85 musiciens classiques auquel se joignent chaque soir divers solistes, qui illumine la grande Plage de Royan.

Royan : Station balnéaire très prisée de la côte Atlantique, possède des atouts géographiques et climatiques exceptionnels. Une magnifique étendue de sable bordée de dunes longe tout le flanc ouest de la ville. La Plage de la Grande Conche à Royan, petit coin de paradis, s’étend sur 2 650 m de sable en anse orientée plein sud, une rareté sur cette côte atlantique, et s’élance de la nouvelle jetée du port de plaisance jusqu’aux rochers de Vallières sur la commune de Saint-Georges-de-Didonne, narguant et alléchant de ses clapots le patrimoine architectural.

Public du violon sur la sable

 

La plus grande réussite du Violon sur le Sable : son public. A chaque concert, plus de 40 000 spectateurs, mélomanes ou novices, petit ou grand, plongent dans un profond respect et une grande émotion, séduits aussi par le répertoire composé d’extraits des plus grandes oeuvres telle une véritable compilation classique.

Le Violon sur le Sable invite petits et grands à s’asseoir sur le sable, face à l’océan, le coeur dans les étoiles pour savourer les plus belles pages classiques inattendues et jamais entendues en pareil endroit. La plage devient alors l’une des plus grandes et plus belles salles de concert capable d’accueillir plus de quarante mille spectateurs chaque soirée de spectacle sous le ciel étoilé.

L’orchestre propose une programmation détonante dans ce cadre insolite. Sous la lune et les étoiles…

 

Préface de Philippe Tranchet (Extrait programme 2007)

Bien sûr j’aurais pu évoquer le souvenir d’un violon seul sur le bord de plage avec un peu plus loin l’océan pour seul décor et encore cet «Aria de Bach» auquel on avait ajouté le bruit des vagues enregistré, puisque tout cela était retransmis, d’abord, à la Radio d’ici...
Je pourrais aussi vous raconter les Quatuors et autres Orchestres de chambre, les premières sopranos, ténors, contre-ténors... Evoquer aussi toutes ces peurs bleues océan pour tous ces nuages bouffeurs de plaisir au fils des ans. Vous parler (essentiel) d’amitiés...
Mais finalement le Violon sur le sable est devenu ce qu’il est, le jour où j’ai pu écrire cette préface...c’était il y a longtemps, c’était avant déjà. Et puisqu’on se retourne un peu à l’écoute de nos chansons d’hier :

 
Un enfant sur les genoux de sa mère

Il y a 10 ans, les mêmes enfants
attendaient sur cette même plage...

Il me plaît de croire que plus tard, bien plus tard, l’enfant qui ce soir
est assis sur le sable se souviendra, devenu grand, qu’autrefois déjà,
il y avait des drôles de chanteuses qui chantaient fort et haut
et qu’à la fin, des étoiles de feux tombaient sur leur robes.

Parce que le Violon sur le Sable fabrique des souvenirs d’enfance
pour ces mômes qui patiemment attendent le feu d’artifice final,
Il se souviendra aussi qu’il y avait du sable,
et que Maman prenait une couverture pour s’asseoir sur le sable
avant de préférer un siège en vieillissant.

Il se souviendra toujours de quelques musiques là-bas à Royan,
celles déjà entendues sur une pub à la télé d’autrefois,
d’ailleurs c’est sur l’une d’entre elles que la cousine me prit la main.

Ces airs, il les écoute aujourd’hui, devenu grand,
et ce soir il emmène son fils à son premier Violon, pour que plus tard....
Dommage que Grand-mère ne soit plus là.

 

Ces soirs là...

Ces soirs où l’on ne parle pas pour mieux chanter, ou l’on ne marche pas pour mieux danser.
Ces soirs où l’on dessine les contours d’une Valse d’été, chanson unanime pour toutes les couleurs.
Les couleurs de l’océan, complice d’un soir, du sable encore imprégné de soleil, lui que la lune a soufflé.
Ces soirs où les enfants se couchent tard pour mieux s’endormir des étoiles plein l’imaginaire.
Ces soirs où l’on se retrouve au même endroit comme d’autres à une messe.
Ces soirs où il manque quelqu’un près de soit.
Ces soirs où l’on sait que d’autres sur scène partageront les mêmes émotions, plaisirs, les mêmes
angoisses aussi face aux nuages capricieux.
Ces soirs que l’on attend depuis le matin.
Ces soirs qui ont le goût des débuts de vacances et qui se confondent avec la nuit.
Ces soirs qui vous donnent l’envie d’être amoureux
Ces soirs ou décidément le rituel ne sera jamais une habitude.
Ces soirs de Violon sur le Sable